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Vrai ou faux

  1. Le fait d’être enceinte est une protection contre les comportements violents du conjoint.

 

  1. Les femmes qui ont connu la violence étant enfant, réagissent rapidement à la violence de leur conjoint.

 

  1. La violence est toujours précédée d’une bonne chicane.

 

  1. Si le conjoint est violent, c’est parce que sa conjointe l’a provoqué.

 

  1. Une femme n’est considérée comme une femme violentée que si elle a reçu des coups.

 

  1. Les remarques désobligeantes et les menaces ne sont pas de la violence.

 

  1. Les femmes qui travaillent à l’extérieur du foyer sont proportionnellement plus nombreuses dans le groupe de femmes qui subissent de la violence physique que celles qui travaillent à la maison à temps plein.

 

  1. Les femmes victimes de violence proviennent toujours de milieux à faibles revenus.

 

  1. L’homme qui a des comportements violents se montre très souvent jaloux et contrôlant.

 

  1. Il est facile d’identifier ou de reconnaître un homme qui a des comportements violents avec sa conjointe.

 

  1. L’homme violent peut cesser ses comportements violents sans aucune aide extérieure.

 


Réponses

 

  1. Faux : 25% des femmes victimes de violence physique le sont quand elles sont enceintes. La frustration sexuelle, les tensions dues aux responsabilités qui s’alourdissent et la peur du conjoint de perdre sa place et d’être délaissé par sa femme expliqueraient cette situation.

 

  1. Faux : Ces femmes risquent d’être plus tolérantes à la violence. Lorsque la violence est le seul moyen de communication appris dans l’enfance, on l’accepte plus facilement, on finit par devenir insensible et sous-estimer le degré de dangerosité. Autour de 60% des hommes violents ont eux-mêmes été victimes ou témoins de violence dans leur milieu familial. La violence est un comportement appris qui se transmet d’une génération à l’autre.

    Le fait de grandir dans un tel environnement a quelque chose de terrifiant et nuit gravement au développement psychologique et social de l’enfant : le garçon peut prendre l’agresseur comme modèle de comportement, et la fille peut finir par croire que la victimisation est partie intégrante de toute relation. C’est ainsi que le cycle de la violence se perpétue de génération en génération.

 

  1. Faux : La violence conjugale n’est la suite d’une querelle que dans 30% des cas. Dans deux situations sur trois, la violence est entièrement gratuite. Dans ces cas, le moindre incident insignifiant devient un prétexte. Ex : café trop chaud, soupe trop salée, etc…

 

  1. Faux : L’explosion de la violence n’est qu’une des phases du cycle de la violence. Personne ne mérite d’être frappé. Qu’il y ait eu provocation ou non, rien n’excuse la violence. Elle ne règle pas les problèmes, même si elle réduit souvent la victime au silence.

 

  1. Faux : La violence peut prendre toutes sortes de formes. Avant qu’il y ait des coups, il y a d’autres formes de violence. Il y a escalade dans ces formes.

    Violence psychologique -violence verbale – violence physique – homicide.

 

  1. Faux : Idem réponse 5

 

  1. Faux : Au contraire, d’après l’expérience des maisons d’hébergement, celles qui travaillent à l’extérieur semblent moins isolées et tolèrent moins : «Une fois c’est trop». L’autonomie financière, mais surtout le moindre isolement et l’estime de soi qu’elles retirent de leur travail semblent la cause de cette différence. Cependant, on entend souvent expliquer le phénomène de violence envers les femmes par «la libération de la femme…». «Elles exagèrent ! Elles ne sont plus de vraies femmes si elles négligent la maison ou les petits soins à leur conjoint, parce qu’elles travaillent à l’extérieur.» Cela justifie-t-il les coups? Le vrai problème n’est-il pas cette idée que l’homme doit être le chef? Avoir autorité sur sa femme? Pareille théorie préconise un retour vers une forme de société où les hommes et les femmes ne doivent pas être égaux. Il en découle une conception de la famille où la femme est dépendante de l’homme. Dans pareil cas, que la femme travaille ou non à l’extérieur, elle est toujours susceptible de ne pas rencontrer ses exigences et donc de «mériter des coups».

 

  1. Faux : La violence conjugale peut toucher les femmes riches ou pauvres, jeunes ou âgées, travaillant à l’extérieur ou demeurant au foyer, avec ou sans handicap, lesbiennes ou hétérosexuelles. La violence conjugale se retrouve dans toutes les cultures, indépendamment des différences religieuses, politiques et régionales.

    Bien sur le stress et les difficultés économiques de notre société peuvent expliquer en partie ce phénomène, mais seulement comme un des facteurs et non comme la cause principale. Le phénomène de la femme violentée est loin d’être un phénomène exclusif à notre monde moderne. L’origine de la violence se retrouve beaucoup plus dans notre culture, nos traditions. De plus, la violence est peut-être plus apparente dans les classes défavorisées mais elle existe tout autant dans les milieux mieux nantis.

 

  1. Vrai : Les manifestations de jalousie et de possessivité à l’égard de la partenaire et les questions incessantes sur ses allées et venues et ses activités sont des moyens de contrôle qui peuvent réduire considérablement l’autonomie et la liberté de cette dernière. Isolée, celle-ci peut finir par dépendre entièrement de son agresseur pour ses contacts sociaux, sa situation financière et les nécessités de la vie.

 

  1. Faux : L’homme violent auprès de sa conjointe a souvent un comportement normal en société. Seulement 10% des hommes violents ont un dossier judiciaire. Il vit souvent lui-même de l’insécurité et un manque de confiance en lui. Il est une personne «ordinaire». Très rarement il souffre de désordre mental. 3% souffrent d’un dommage organique au cerveau.

 

  1. Faux : Considérant normal d’utiliser la violence pour s’affirmer auprès de sa partenaire, il nie souvent toute violence la rendant elle, responsable de ses actes violents. Les groupes de thérapie auprès d’hommes violents confirment la difficulté qu’ont ces hommes à admettre leur violence et à modifier leur comportement appris depuis si longtemps.